Le plan de Dieu

1971 : LE PLAN DE DIEU

A 18 ans, j’étais loin d’être sorti de l’adolescence ... encore prisonnier de mes rébellions.

Avec plusieurs amis je me coupais progressivement de ce monde pour errer dans des limbes où régnaient la violence, l’insoumission, et accessoirement l’alcool et la drogue.

De l’anarchisme, nous dérivions vers le nihilisme, incapables de donner du sens à cette vie qui nous échappait.

Mon film préféré était "Orange mécanique" ... tout un programme !

Quelle espérance, quelle lumière aurait pu luire dans mon esprit ?

Le plan de Dieu

"J’étais nain, sur une scène à double face, entre Bourvil et Léo Ferré ... puis ils me mordirent et je devins vampire, comme eux ... je me précipitais dans les coulisses ... dans des tunnels où je mordais les gens que je rencontrais ...

Les dents de vampire sont amovibles ... ma course souterraine se poursuit ... d’autres personnes circulent dans ces labyrinthes ... je m’arrête devant une clairière clôturée puis je poursuis ma route ...

Il n’y a plus personne dans ces souterrains et je cours en solitaire pendant longtemps ... enfin, j’aperçois la lumière ... c’est la sortie ..."

Ce rêve de 1971 m’a profondément marqué car il m’a fallu 33 ans pour comprendre où était la sortie.

Ce rêve reproduit le thème du parcours initiatique souterrain qui s'annonçait dans mes dessins d’enfance (Souvenir de 1959 : "Joël au désert").

Le plan de Dieu

J’ai facilement identifié les deux personnages, Bourvil et Léo Ferré, qui symbolisaient à la fois la dérision et l’anarchie.

Je pouvais aussi établir un parallèle avec deux de mes amis qui m’avaient entraîné dans leurs dérives anarchistes, me faisant passer de l'état de "nain" (la naïveté de l'enfance) à celui de vampire (l'adolescent destructeur).

Je m’enfonçais ainsi dans les souterrains d’un monde obscur où, tels des vampires, nous nous efforcions de contaminer notre entourage.

Mais autant il m’était facile d’analyser cette première partie du rêve, autant les deux autres séquences resteraient des énigmes pendant plus de trente ans.

Et pour cause, elles annonçaient la course de ma vie pour les décennies à venir ... une vie dont je ne pouvais avoir conscience à l'avance mais que l’inconscient connaissait.

Il me livrait cette information au moyen d'un rêve, dans son langage imagé et symbolique.

Il peut paraître surprenant de considérer que l’inconscient en sache plus que nous, individus conscients.

On admettra facilement que l'inconscient soit le dépositaire de notre passé ... mais comment connaîtrait-il le futur ?

L’inconscient peut-il servir de moyen de communication prémonitoire, comme une "interface" avec un espace-temps qui nous dépasse ?

Le plan de Dieu

C’est en lisant la Bible, à partir de 2004, que j’ai pu admettre une telle hypothèse :

« Quand Dieu parle, il choisit tel moyen d'expression, ou tel autre, mais on n'y fait pas attention.

Il parle par un rêve, une vision nocturne, quand l'engourdissement s'abat sur les humains, quand ils sont endormis, allongés sur un lit.

Il leur apporte alors une révélation et il les avertit définitivement : il veut les détourner de leurs agissements ... » (Livre de Job 33.14-17)

A la faveur de ce rêve prémonitoire, Dieu me mettait non seulement en garde contre mes agissements d’adolescent mais Il avait aussi un plan de vie pour en sortir.

Et comme il est écrit : « on n’y fait pas attention ».

Tel l’enfant qui refuse d’écouter les mises en garde paternelles (Souvenir de 1958 : "La chute de Joël"), l’adulte peut demeurer à tout âge un être immature sous le regard de Dieu.

Le plan de Dieu

« Quand Dieu parle, il choisit tel moyen d'expression, ou tel autre ... »

Il ne s’adresse pas de la même façon à tout le monde.

En ce qui me concerne, vu mes fréquentations, il était peu probable que je rencontre quelqu’un pour me parler de Jésus.

Cependant, parmi nos sujets d’intérêt de cette époque figuraient l’écriture automatique et l’interprétation des rêves.

C’est sur ce terrain que Dieu a choisi de me parler.

Qui pourrait Lui contester ce choix ... même si certains considèrent de telles pratiques comme diaboliques ?

« Celui qui voudrait contester avec Lui, sur mille choses, ne pourrait répondre à une seule. A Lui la sagesse et la toute-puissance ! » (Livre de Job 9.3-4)

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