La maison

1994 : LA MAISON

Nous avions acheté un terrain en 1993 pour y construire une maison où nous sommes entrés à l’automne 1994.

Avoir sa maison, son pavillon, sa résidence, devenir propriétaire ... est un objectif fréquent des couples modernes.

Je suis chez moi ... donc je suis libre ... dans les limites de quelques centaines de mètres carrés.

Enfermé entre quatre murs, soucieux de son confort, on peut ainsi devenir prisonnier de ce bien qui vous absorbe avec ses multiples travaux visant à embellir ou améliorer ce qui restera toujours pierre, brique ou plâtre.

La maison

Mon espace vital ne peut se restreindre à un enclos.

J’ai trop aimé parcourir les montagnes et les sentiers pour trouver un réconfort à stagner dans une maison.

Ce besoin d’évasion est peut-être le fruit de la recherche d’une "autre maison".

Cette hypothèse m’est venue en cherchant la signification de ce mot dans la tradition juive.

En hébreu, la maison se dit beth.

Le beth est la première lettre de la Torah, qui commence par בְּרֵאשִׁית (Bereshit), ce qui se traduit d’ordinaire par « au commencement » (Genèse 1.1).

Toutefois le beth n'est pas le commencement, la première, mais la seconde lettre de l’alphabet hébreu.

La maison

Ceci est à l'origine de nombreuses interrogations rabbiniques, les uns cherchant à savoir pourquoi la Torah ne commence pas par la première lettre de l'alphabet hébreu (Aleph), les autres en quête d’enseignements sur la présence de ce beth en première position de la Bible.

Parmi les multiples explications celle-ci a retenu mon attention.

"La Torah commence par un beth (dont la valeur numérique est de 2) afin d'enseigner qu'il y a deux mondes, celui-ci et le monde à venir."

Ce qui permet de considérer que nous pouvons avoir deux maisons, l’une en ce monde et l’autre dans le monde à venir.

La maison

Cette approche est confirmée par cette déclaration de Jésus :

« Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. » (Evangile selon Jean 14.2)

Nos demeures terrestres, comme l’ensemble des biens de ce monde, sont à l’image de nos corps physiques : ils dépérissent puis périssent.

Il restera bien ici et là quelques ruines millénaires tout comme on trouvera des ossements humains.

Mais qu’en est-il de ces demeures célestes situées dans la maison du Père ?

Leur assemblage ne formerait-il pas une cité céleste impérissable ?

La maison

L’apôtre Paul affirmait pour sa part :

« Mais notre cité à nous est dans les cieux. » (Epître aux Philippiens 3.20)

Il entendait ainsi inciter les disciples du Christ à ne pas se laisser aller aux dérives de ce monde fondées sur toutes sortes d’artifices et d’illusions.

L’auteur du livre de l’Apocalypse nous a donné une description de cette cité céleste.

« Et il me montra la ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel d'auprès de Dieu, ayant la gloire de Dieu. Son éclat était semblable à celui d'une pierre très précieuse, d'une pierre de jaspe transparente comme du cristal. » (Apocalypse 21.10-11)

Cette cité céleste, maison éternelle de ceux qui l’habiteront, portera un nom :

« A partir de ce jour, le nom de la ville sera : "YHWH-Shamma" - le SEIGNEUR est-là. » (Ezéchiel 48.35)

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