La conversion

Avril 2004 : LA CONVERSION

C'était le dimanche 4 avril 2004 ... 04/04/04 ... 444 ... il est facile de s'en souvenir !

Je suis allé voir la femme avec laquelle j’entretenais une liaison issue d'un adultère depuis six ans pour lui signaler que notre relation devait s’achever.

Elle ne comprenait pas et ne pouvait l’admettre.

Comme j’avais plusieurs fois tenté de rompre pendant ces six années, elle a encore cru pouvoir assurer son emprise.

Mais ses approches me laissaient imperturbable.

Une force intérieure s’était installée : la tentation était sans effet.

J’allais devoir maintenant assumer la solitude.

Mais je préférais qu’il en soit ainsi, seul face à ma conscience, plutôt que de continuer sur le chemin qui mène à la perdition.

La conversion

« Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là. » (Matthieu 7.13)

Cette porte étroite, je l’avais vu derrière moi peu de temps auparavant un matin, au réveil (Souvenir de 2004 : "la vision").

J’avais ainsi fait le choix de la conversion, d’un changement de vie, d’ouvrir la porte étroite qui permettait de changer de direction.

Au ski, la conversion consiste à changer de direction pour ne pas finir en dehors de la piste.

On s’arrête, on réfléchit, on repart pour éviter la chute ou l’égarement.

Se convertir sur le plan spirituel, c’est prendre conscience de ses fautes, s’en repentir et décider de mettre un terme à l'égarement spirituel.

La conversion

Ma solitude fut de courte durée car, sans aucune intervention de ma part, une femme que j’aimais avec laquelle j’avais établi une relation spirituelle, et qui souhaitait épouser un chrétien, a été interpellée par deux interlocuteurs chrétiens qui ne me connaissaient pas et qui lui ont révélé que je pouvais être celui qu’elle attendait.

Ceci s’est passé en l’espace de quelques jours car, le vendredi 9 avril, celle qui m’était destiné me téléphonait pour me confesser son amour.

Comment croire après avoir vécu de tels moments que Dieu n’est pas intervenu ?

En franchissant la porte étroite le 4 avril 2004, j’avais écouté l’appel de Dieu.

J’étais converti !

En conséquence, notre union devenait possible sous le regard bienveillant du Seigneur.

La conversion

Vu de l’extérieur, tout ceci paraîtra très subjectif, voire peu crédible.

Vu de l’intérieur, en l’ayant passionnément vécu, tout semble concret et objectif.

Mais la vision passionnelle des évènements n’est-elle pas de nature à altérer le regard que l’on porte et conduire à des interprétations dont on peut douter par la suite ?

Il faut bien sûr du recul et de la lucidité pour distinguer le réel.

Les années se sont écoulées depuis ... et le doute ne peut triompher de la suite des évènements.

La conversion

Car si le temps des rêves et des visions allait prendre fin, celui de la Parole allait s’imposer avec la lecture approfondie de la Bible.

Je crois que, jusqu’en 2004, en l’absence d’interlocuteur susceptible de me conduire à la conversion, Dieu a choisi l’interface imagée de l’inconscient pour m’amener sur le chemin de la foi.

Depuis 2004, une relation directe a pu s’établir d’esprit à Esprit, comme un face à face invisible, afin de suivre le chemin qui conduit à la vie éternelle grâce à une interface écrite encore plus passionnante : la Bible.

Ce nouveau processus allait progressivement se mettre en place.

A ce jour, il se poursuit vers l’infini ...

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