La science

1964 : LA SCIENCE

Avez-vous déjà vu un atome et les particules élémentaires qui le composent ?

Non ... pourtant rares sont ceux qui contestent leur existence bien qu’ils ne puissent les voir.

La science ne manque pas d’exemples où l’on nous présente des phénomènes comme des évidences scientifiques même s’ils ne sont pas observables.

Tout ceci forme un paradigme scientifique, c’est-à-dire une vision partagée majoritairement par une communauté scientifique, qui fera autorité pour un temps ... puis sera remplacée par un autre paradigme.

Ainsi, ce que l’on nous enseigne aujourd’hui comme une vérité scientifique n’a rien d’absolu parce que la science est relative à l’évolution des connaissances.

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C’est dans ce moule de l’évolution que fut façonnée ma façon de penser et ma conception du monde.

En 1964, dernière année de l’école primaire, j’ai eu pour prix d’honneur un ouvrage que j’ai dévoré, lu et relu pendant tout l’été.

L’histoire de la terre, sa géographie, la place de la terre dans l’espace et l’univers ... fascinant !

A 11 ans et demie j’avais appris par cœur toutes les périodes géologiques, depuis le Précambrien jusqu’à l’Holocène, acceptant comme une évidence l’évolution des espèces depuis les premiers organismes unicellulaires jusqu’à l’homme.

Il suffisait de croire que les sciences humaines étaient infaillibles.

C’est ainsi que l’on structure l’âme humaine suivant un mode de pensée dominant.

Les religions l’ont fait pendant des siècles ... le matérialisme moderne n’a pas fait mieux au regard du respect de l’individu !

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Je crois me souvenir que mon père rapporta un jour un ouvrage qu’il me donna et que j’ai lu avec grand plaisir :

"L’année géophysique internationale".

Ce livre relatait un ensemble de recherches et d’études réalisées en 1957-1958 dans différents domaines.

La dérive des continents, qui était à l’époque loin de faire l’unanimité, devenait pour moi une évidence incontestable.

De nos jours, bien peu la contestent.

J’ai ainsi accumulé au fil des années un arsenal de croyances scientifiques qui s’est heurté à ce que j’ai découvert lorsque je suis devenu chrétien.

Manifestement, le récit biblique de la Création ne pouvait concorder avec le paradigme scientifique de l’évolution ... même si les deux conceptions se croisent ici ou là.

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Ma lecture des ouvrages chrétiens qui s’efforcent de démontrer la vérité historique du récit biblique s’est heurtée à toute l’argumentation scientifique que j’avais pu accumuler pendant des décennies.

Alors j’ai prié Dieu de m’éclairer en ouvrant la Bible ... et mon regard s’est posé sur l’Epître aux Hébreux, chapitre 11, verset premier :

« La foi est une ferme assurance des choses que l’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas. »

A quoi bon vouloir démontrer par des arguments que la Bible dit la vérité ?

Car c’est la foi qui est la démonstration des vérités que l’on ne voit pas !

L’approche scientifique s’efforce de voir et de comprendre le monde matériel avec des vérités relatives plus ou moins visibles.

La foi ouvre les yeux sur un monde invisible où règne la Vérité absolue.

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Pourtant, les deux approches peuvent se rencontrer.

En poursuivant la lecture de l’Epître aux Hébreux, nous trouvons au verset 3 :

« C'est par la foi que nous reconnaissons que le monde a été formé par la parole de Dieu, en sorte que ce qu'on voit n'a pas été fait de choses visibles. »

Les athées et autres matérialistes acceptent de croire que ce qu’ils voient a été fait de choses invisibles ... comme les particules élémentaires ... mais ils ne peuvent concevoir que l’univers a été formé par la parole de Dieu.

Ils acceptent de croire que l’invisible existe ... mais leur vision des choses se heurte à la barrière de la foi en Dieu.

« Car, comme il est écrit, ce sont des choses que l'œil n'a point vues, que l'oreille n'a point entendues, et qui ne sont point montées au cœur de l'homme, des choses que Dieu a préparées pour ceux qui L'aiment.

Dieu nous les a révélées par l'Esprit. » (Première épître de Paul aux Corinthiens 2.9-10)

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