Les héros

5. Les héros

Dans les années soixante, on parlait beaucoup des horreurs de la seconde guerre mondiale et les héros issus de la Résistance étaient au pouvoir.

J’étais fasciné par cette période de l’histoire, sachant que mon père avait été interné en Allemagne pendant 3 ans et libéré par les Russes après avoir survécu au bombardement de Dresde du 13 févier 1945.

Tout ceci alimentait les histoires que je me racontais sur le chemin de l’école où je suis entré à l’automne 1959.

Les héros

Celle-ci se trouvait à 1 kilomètre 500 que je parcourais quatre fois par jour car il n’y avait pas de cantine scolaire.

L’histoire pouvait commencer en quittant la maison, reprendre à midi, puis le soir et souvent je m’endormais en la poursuivant.

Au bout de quelques jours, le scénario du franc-tireur partisan s’essoufflait et l’histoire était interrompue.

Peu importe, une autre renaîtrait ultérieurement ...

Les héros

Dans ces rêveries, j’étais un héros au regard des autres, compensant ainsi la solitude du grenier ou de l’école.

Car dans le rôle du premier de la classe, j’étais le « chouchou » des maîtresses ... donc tenu à l’écart par les autres élèves.

A la récréation comme en éducation physique, j’étais incapable d’attraper un ballon, inapte aux jeux collectifs nécessitant des réactions rapides.

J’allais ainsi élaborer une stratégie de rejet de ce type d’activités et de l’esprit d’équipe qui en résulte.

Je ne serai jamais supporter d’une quelconque cocarde !

Le sport était la seule matière dans laquelle j’avais des notes médiocres.

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