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1976 : BELLEVILLE

Paris 1976 : j’avais emménagé Boulevard de la Villette dans un petit studio au sixième étage.

C’était une ancienne chambre de bonne sous les toits de Paris.

Nous allions y vivre deux ans avec ma compagne.

C’était une vie simple, sans voiture, avec les repas à 3 francs 30 le midi au restaurant universitaire et les dîners préparés en tête à tête le soir.

Nous allions souvent au cinéma et parfois au restaurant.

Il suffisait de faire 200 mètres pour rejoindre la rue de Belleville avec l’impression d’avoir effectué 5 000 kilomètres.

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Avec les beaux jours, les femmes s’installaient sur les trottoirs pour discuter.

La rue étroite s’élevait doucement vers les hauts de Belleville entre les restaurants et commerces arabes qui alternaient avec quelques casher.

Au restaurant juif, le repas s’achevait toujours par une Boukha Bokobsa offerte par le patron.

C’était un quartier vivant dans lequel nous circulions avec plaisir sans nous poser de questions.

Nous ne ressentions aucune insécurité, sauf à la sortie du Métro lorsqu’il y avait des contrôles de police.

Etant jeunes et étudiants, nous pouvions toujours redouter un contrôle même si nous n’avions rien à cacher ... mais comme nous étions de type occidental, ils nous laissaient passer sans rien demander.

Je fus contrôlé une fois par un policier noir qui s’efforçait, non sans peine, de rééquilibrer le comportement sélectif de ses collègues qui ne visaient que les noirs et les maghrébins.

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Depuis notre fenêtre, nous apercevions clairement, entre autres, le Mont Valérien situé à plus de 10 kilomètres à vol d’oiseau. La pollution existait mais le ciel n’avait pas encore son actuel aspect laiteux.

Après avoir déserté la Région Parisienne, je me suis rendu à Paris en avion, en 1999, la météo était au beau fixe y compris sur Paris.

Mais je fus surpris de voir une nappe de nuages couvrir la capitale qui, une fois au sol, se révélait être une épaisse couche de pollution.

Elle s’appelait Belle Ville ...

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"On n'hérite pas la terre de nos ancêtres, on l'emprunte à nos enfants."

Cette citation, dont l’origine demeure discutée, a peut-être germé dans l’esprit de nombreux peuples qui vivaient en respectant la nature.

Elle a pu se transmettre de générations en générations, suivant le fil d’un inconscient collectif qui avait le souci de l’interdépendance avec le milieu naturel.

La terre, ce bien commun de l’humanité, n’est pas la propriété de l’homme.

Celui-ci en a seulement l’usufruit, c’est-à-dire le droit d’en user pour en tirer le fruit ... mais pas le droit d’en abuser.

Or c’est bien en abusant de ses droits sur la nature que la société moderne a détruit son environnement.

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Dieu dit aux premiers humains :

« Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l’assujettissez ; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre. » (Genèse 1.28).

Il n’a pas dit pour autant : « Détruisez la terre, saccagez ! »

C’est pourquoi une condamnation menace l’humanité qui en porte l'entière responsabilité.

Si la Bible constate au début de la Genèse que la terre fut remise en usufruit à l’homme, elle annonce dans son dernier livre que « le temps est venu ... de détruire ceux qui détruisent la terre. » (Apocalypse 11.18)

Qui est visé dans ce verset ?

Qui sont ceux qui détruisent la terre ?

La réponse se trouve peut-être dans cette page ?

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