Le premier-né

1984 : LE PREMIER-NE

Mon "premier-né" est venu au monde au mois de décembre 1984.

Cet évènement tant attendu depuis neuf mois allait bouleverser notre vie.

Il fallait s’adapter au rythme des jours comme des nuits, d’autant que son sommeil était souvent perturbé.

Nous devions récupérer en alternance, et quand je ne faisais pas la sieste, je le promenais en landau.

Le premier-né

J’ai réduit mes sorties en montagne et, en reprenant par la suite, j’ai eu à cœur de l’emmener avec moi.

C’est ainsi qu’il a gravi son premier sommet à l’âge de quatre ans et demie en 1989, même si je l’ai porté sur les cent derniers mètres.

Deux ans plus tard, en 1991, avec le Taillon il faisait son premier 3 000.

Avec l’adolescence, il m’a souvent accompagné puis, à l’âge adulte il s’est lancé dans ses propres aventures en solitaire en traversant l’Amérique du Sud, depuis la Colombie jusqu’à la Terre de Feu, ou l’Afrique, du Cap de Bonne Espérance jusqu’au sommet du Kilimandjaro.

Il a ainsi découvert la misère d’un monde où règnent les injustices et l’inégalité sociale.

Le premier-né

A bien des égards, il a suivi mon exemple, et se trouve actuellement dans une situation de contestation permanente envers ce monde où règne l’injustice, à l’image de ce que j’ai pu ressentir étant jeune.

Quelle sera son évolution ?

Que va-t-il devenir ?

Un jour de janvier 2008 où je m’inquiétais à son sujet, le Seigneur a mis sous mes yeux ce verset biblique :

« Et à celui-ci, Seigneur, que lui arrivera-t-il ?

Jésus lui dit : Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? Toi, suis-moi. » (Evangile selon Jean 21.21)

Une réponse qui m’invitais à m’en remettre à la volonté de Dieu et qui se situait dans le prolongement d’une précédente réponse reçue le 1er novembre 2007, alors que je m’inquiétais du salut de mon premier-né :

« Les disciples furent encore plus étonnés, et ils se dirent les uns aux autres ; Et qui peut être sauvé ?

Jésus les regarda, et dit : Cela est impossible aux hommes, mais non à Dieu : car tout est possible à Dieu. » (Evangile selon Marc 10.26-27)

Le premier-né

Tout est possible à Dieu ... puisqu’Il a su m’attirer à Lui, pourquoi n’en serait-il pas un jour de même pour mon fils aîné ?

Les années se suivent et, âgé de plus de trente ans, il ne parvient toujours pas à s’intégrer dans ce monde.

Il est bien loin de pouvoir admettre que la foi en Jésus Christ puisse l'aider.

Mais il m’appartient de prier chaque jour pour intercéder en sa faveur.

Le premier-né

Je songe parfois à ces deux hommes qui voulaient voir Jésus pour Lui présenter un paralysé.

Faute de pouvoir approcher, ils ont démonté le toit afin de faire passer cet homme.

« Voyant leur foi, Jésus dit : Homme, tes péchés te sont pardonnés. » (Luc 5.20)

Ce paralysé a été guéri et sauvé non du fait de sa propre foi mais du fait de celle des deux intercesseurs.

La force de nos prières n’est-elle pas de nature à renverser des forteresses ?

« Car les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles ; mais elles sont puissantes, par la vertu de Dieu, pour renverser des forteresses. » (2 Corinthiens 10.4)

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