Carl Gustav Jung

2001 : CARL GUSTAV JUNG

Après avoir épuisé le rayon spiritualité de la bibliothèque, je m’étais tourné vers celui de la psychologie.

Au hasard de mes emprunts, j’ai lu un ouvrage intitulé "La création de conscience", par Edward Edinger, "Mythe jungien pour l’homme moderne".

Les multiples références au psychologue analytique Carl Gustav Jung m’ont incité à lire son autobiographie ("Ma vie") et ma bibliothèque s’est enrichie de ses œuvres autant que mon âme.

L’inconscient s’est alors mis à parler au travers de rêves alimentés de symboles bibliques, comme le serpent ou la colombe.

Et puisque je m’interrogeais sur le sens de l’existence, individuelle ou collective, en ce monde matériel comme dans l’immatériel, il m’a répondu ...

Nuit du 6 mai 2001 :

Près d’une fenêtre, je m’efforce d’obtenir, sans succès, une réponse à la question suivante : "Que signifie l’individu dans le rêve ?"

Les deux personnages non identifiés auxquels je m’adresse s’évaporent en silence. Cela n’a rien de choquant car je sais que je rêve ... mais je veux une réponse.

Une forme surgit, vêtue d’un long manteau de cow-boy. La créature inquiétante et sans visage peut répondre :

"Il y a l’individu que l’on touche et l’individu que l’on apprécie !"

Carl Gustav Jung

Dans les jours qui ont suivi, je me suis efforcé d’expliquer ce message de l’inconscient et plusieurs pistes me sont venues à l’esprit ... sans conviction.

J’avais cependant acquis la quasi-certitude que ce personnage sans visage était une représentation du Père céleste que nul ne peut voir selon la Bible.

Mais deux ans plus tard, en 2003, je m’efforçais encore d’élucider ce rêve.

D’autres rêves ont suivi comme d’autres avaient précédé dès le printemps 2001.

Tout avait commencé par un rêve de singe où une misérable grenouille se transformait en une créature féminine ayant conservé des caractères simiesques.

C’était conforme à cette observation de Jung selon lequel la série onirique "avait débuté avec l’apparition du singe parlant qui indiquait que l’inconscient prenait la parole."

Carl Gustav Jung

J’ignorais à cette époque que cette grenouille, ce petit être fragile, maladroit et en voie de mutation, préfigurait aussi la princesse qui rayonnerait 3 ans plus tard dans ma vie.

Je ne connaissais pas non plus ce verset biblique même si j’étais convaincu avoir reçu un message divin le 6 mai 2001 :

« Quand Dieu parle, il choisit tel moyen d'expression, ou tel autre, mais on n'y fait pas attention.

Il parle par un rêve, une vision nocturne, quand l'engourdissement s'abat sur les humains, quand ils sont endormis, allongés sur un lit. » (Livre de Job 33.14-15)

Et je n’avais surtout pas perçu le sens profond de ce rêve qui me serait révélé à l’automne 2004.

Carl Gustav Jung

Car après ma conversion au christianisme, au printemps 2004, j’ai fréquenté assidûment les forums chrétiens.

Il y était question de jugement et de grâce, et certaines formules revenaient souvent : "être touché par la grâce" ou "être touché par la foi".

J’ai alors réalisé le sens de mon rêve.

Trois ans auparavant, mon visiteur nocturne m’annonçait, en me montrant du doigt, que j’étais, ou serai, un "individu que l’on touche" par la grâce.

Quant à "l’individu que l’on apprécie", c’est cette quantité incalculable d’hommes et de femmes qui demeurent en observation en attendant une éventuelle grâce ... jusqu’au jour du jugement dernier.

Carl Gustav Jung

Ce qui m’est agréable dans ce message nocturne, c’est bien sûr le sens prémonitoire de ce rêve qui est une révélation du salut par la grâce, mais c’est surtout la terminologie.

Dieu ne nous juge pas avant terme : Il nous observe, Il nous apprécie.

"L’individu que l’on apprécie" n’est pas examiné par un correcteur exigeant qui vous assène des condamnations et des jugements sans appel : "nul !" ... "zéro !"

Dieu est plein de nuances, de patience, comme cet enseignant qui vous apprécierait en ces termes : "tu peux mieux faire ..." ; "encore un effort ..."

Oui, encore un effort, c’est ce qu’il me fallait en 2001 pour arriver au terme de mes recherches qui allaient permettre, enfin, de trouver une issue aux souterrains de mon enfance (Souvenir de 1959 : "la traversée du désert") et d’accomplir ainsi la dernière étape de mon rêve de 1971 (Souvenir de 1971 : "le plan de Dieu") :

Apercevoir la lumière ... pour trouver la sortie !

< < < Retour à l'accueil < < < Page suivante > > > 2002 : L'homme aux songes > > >