La vision

2004 : LA VISION

Dans une course de fond, la dernière ligne droite conduit à l’arrivée.

Lors du marathon de Barcelone (Souvenir de 1990 : "Marathon et trail"), j’ai terminé les 200 derniers mètres en accélération sur le stade.

Mon marathon spirituel s’est aussi achevé au printemps 2004 par une telle accélération que ma vie a basculé.

J’allais enfin trouver l’issue de mes rêves souterrains (Souvenir de 1971 : "le plan de Dieu").

La vision

Qu’il était surprenant, dans un monde où tout le monde se critique et ignore le pardon, d’entendre cette jeune femme qui passait son temps à excuser tout le monde, à pardonner.

D'où sortait cette princesse à la démarche de singe parce qu'elle était née avec deux pieds bots ?

J’ignorais qu’elle était chrétienne, non en apparences, mais profondément imprégnée des valeurs chrétiennes.

Un jour où je la voyais fumer, je lui ai demandé si elle n’envisageait pas d’arrêter.

Oui, si elle attendait un jour un enfant, "mais il faudrait d’abord trouver le père", dit-elle.

Cela m’est tombé dessus comme une évidence : "Je serai le père de cet enfant !"

C’était absurde, nous n’étions même pas sortis ensemble !

Mais le lendemain au réveil, une vision fugitive m’a dicté mon destin ... le dessein de Dieu.

La vision

"Sous un solide porche en forme de voûte, je pose en travers un évier blanc à deux bacs ronds et remplis d’eau.

De part et d’autre, le long des murs robustes, l’évier se cale et je ressens dans mes bras l’onde de cet édifice stable qui peut se symboliser comme un A auquel il manquait la barre transversale indispensable à la pérennité de cette construction.

Je suis à l’intérieur de la voûte, derrière l’évier qui m’intègre ainsi à l’intérieur.

Mais derrière moi, la porte est-elle ouverte ou fermée ?"

Treize jours plus tard, à 2 heures du matin, je notais à propos de cette vision :

- Concernant le porche : Il s’agit de celui d’une église où deux être réalisent leur pure alliance.

- L’évier : C’est un écrin où reposent les anneaux, deux anneaux d’eau pure invisibles aux mortels.

Quant à la porte, ouverte ou fermée, c’était à moi de faire le choix : franchir le seuil ... ou refuser de m’engager.

La vision

Onze mois plus tard, le 13 février 2005, nous sommes entrés, avec ma nouvelle épouse, dans les eaux du baptême et notre alliance, devant Dieu et devant les hommes, a été bénie par le pasteur d’une église évangélique.

La vision s’était pleinement accomplie :

- Le porche de l’église avait été franchi,

- Dans l’écrin reposaient nos deux alliances,

- Notre alliance spirituelle et invisible résultait de l’immersion dans les eaux du baptême,

- La stabilité de l’édifice reposait sur le A de notre Amour.

Mais pour en arriver là, il avait d’abord fallu que je franchisse le pas de la conversion, que je tourne la page du passé en changeant de vie.

La vision

C’est ce qui s’est produit au printemps 2004.

J’aimais cette femme, princesse, singe ou grenouille, peu importe ... mais j’étais encore sous l’emprise d’une relation issue d’un adultère commis six ans auparavant (Souvenir de 1998 : "l'adultère").

Etait-il était donc impossible que je m’en libère ?

C'était un vendredi soir ... le 2 avril 2004 ... je suis monté au sommet d'une Tour qui culmine à 700 mètres pour crier à Dieu mon impasse :

"A quoi bon tout cela ? Pourquoi sommes-nous sur terre ?"

Pas de réponse ... juste une fraîche brise printanière.

Je suis redescendu pour m'arrêter près d’une table d'orientation.

Il était 19 heures 30 et le soleil couchant avait laissé des lueurs inoubliables dans le ciel : un festival de couleurs inondait le firmament à l'ouest.

Il y eut cette voix, cette réponse à mon interrogation, voix du dedans, voix du dehors, tellement présente :

"Nous sommes là pour avoir le sentiment du Beau, de l'Honnête et du Juste.

C’est cela, la création de conscience !"

J'ai passé la journée du samedi à méditer cette parole : le Beau, l'Honnête et le Juste, ainsi présenté comme un idéal de perfection n'était pas de ce monde.

Cet absolu me semblait si loin, car je ne me sentais ni beau, ni honnête, ni juste ... et pourtant si proche puisque je pouvais en "avoir le sentiment" et me tendre vers Lui.

Le lendemain, j'ai décidé de changer de vie en mettant un terme définitif à cette relation née d'un adultère.

C’était le premier pas de la conversion ... tout le reste allait suivre en cascade.

< < < Retour à l'accueil < < < Page suivante > > > 2004 : la conversion > > >