Le Christ de Zadkine

2003 : LE CHRIST DE ZADKINE

Depuis plusieurs années, lorsque j’entrais dans un village, je me dirigeais vers l’édifice religieux pour le visiter.

Je cherchais peut-être Dieu dans ces murs austères mais n’y trouvais que de tristes représentations du chemin de croix.

Je ne comprenais pas ces mornes évocations puisque Jésus est ressuscité et vivant, selon la Bible, que faisait-Il sur la croix ?

Même si Son calvaire mérite toute la gratitude des croyants, Son agonie n’est-elle pas une victoire sur la mort, pour Lui comme pour tous ceux qui espèrent être sauvés par Son sacrifice ?

le christ de Zadkine

Au mois de mai 2003, j’ai poussé une fois de plus la porte d’une église, celle de Caylus dans le Tarn-et-Garonne.

Il régnait dans ce lieu une autre atmosphère, plus de lumière, une Bible énorme que je me suis attardé à feuilleter et puis ce Christ sans croix, flottant dans les airs, taillé dans un tronc d’ormeau par un artiste nommé Zadkine …

En sortant de l’église, j’ai franchi le seuil d’un artisan qui fabriquait des objets en grès.

Ce n’était pas dans mes habitudes mais je me suis senti attiré ...

Mon attention s’est portée sur une croix d’une vingtaine de centimètres qui, au lieu de porter le Christ, représentait un arbre de vie avec un agneau.

J’ai acheté cette croix qui a trouvé sa place sur un mur de ma chambre pour n'en plus bouger.

D’une part, le Christ de Zadkine délivré de sa croix, d’autre part la croix sans le Christ, symbole de l’Arbre de la vie éternelle ... ainsi se confirmait en moi la réalité biblique : Jésus est vivant parce qu’Il est ressuscité et Il ouvre ainsi l’accès à l’Arbre de vie.

Ce qui ne signifie pas pour autant que j’avais la foi, même si celle-ci frappait à ma porte.

le christ de Zadkine

En Genèse 2.9, il est écrit que Dieu avait fait pousser « l'arbre de la vie au milieu du jardin, et l'arbre de la connaissance du bien et du mal. »

Il est bien connu que le premier couple humain a choisi l’arbre de la connaissance et fut de ce fait privé du droit d’accès à l’arbre de vie.

« Empêchons-le maintenant d'avancer sa main, de prendre de l'arbre de vie, d'en manger, et de vivre éternellement. » (Genèse 3.22)

L’humanité fut ainsi mise à l’épreuve de la découverte du bien et du mal, disposant du libre-arbitre qui permet de choisir entre l’un ou l’autre afin de retrouver le chemin qui mène à l’Arbre de la vie éternelle.

Il s’agit en quelque sorte d’un long parcours initiatique qui se poursuit de générations en générations depuis des millénaires ...

le christ de Zadkine

« Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. » (Evangile selon Jean 14.6)

Jésus affirme être la seule voie qui conduise à la vie éternelle auprès du Père.

Mais ce chemin se décline de multiples façons en fonction de la vie de chacun.

Pour ma part, il me fallait plonger dans l’inconscient pour trouver la voie.

J’avais fait un rêve, en 2001, qui illustrait cette immersion.

"Le but à atteindre est très loin. Il s’agit d’un lac, entre les montagnes.

Je vois la chaîne sans l’atteindre. Quelques nuages dans le lointain mais le ciel est bleu.

Le lac à la forme d’un œil. Il est très profond : 250 mètres.

Au fond gît un agneau qu’il faut sauver."

le christ de Zadkine

Concernant ce rêve, je notais le 1er juin 2003 cette approche de Carl Gustav Jung :

Tous les hommes à qui est survenue l’expérience rapportée dans le rêve cité savent que le trésor repose dans la profondeur des eaux et ils chercheront à l’en tirer.

Concrètement, l’agneau au fond du lac qu’il fallait sauver n’était autre que mon âme à extraire des profondeurs par un processus de création de conscience.

C’est par l’immersion dans le Soi, dans l’inconscient (la profondeur des eaux), que je pouvais susciter une émersion de la conscience qui conduise au salut par le moyen de la foi.

Ainsi, après avoir touché le fond huit ans auparavant (Souvenir de 1995 : "le fond"), j’approchais de la surface.

< < < Retour à l'accueil < < < Page suivante > > > 2004 : la vision > > >