L'espérance

2016 : L'ESPERANCE

"L’espérance de lendemain ... Ce sont mes fêtes ..."

C’est par quelques mots optimistes que le compositeur Léo Ferré concluait sa chanson "Pauvre Rutebeuf" au terme de quatre strophes qui expriment le désarroi du poète.

Mais qu’est-ce que l’espérance ?

Est-elle différente de l’espoir ?

Le Petit Robert définit l'espoir comme le fait d'attendre avec confiance.

L'espérance est définie comme un sentiment faisant entrevoir comme probable la réalisation de ce que l'on désire.

L’espoir semble donc plus passif que l’espérance.

L’espérance peut être considérée comme un souvenir de demain si l’on acquiert la conviction que ce que l’on espère va se réaliser.

esperance

Les croyants peuvent avoir une telle conviction quand ils considèrent que leurs prières sont accomplies même s’ils ne voient rien de concret.

Car si c’est accompli, cela appartient déjà au passé même si rien ne semble être manifesté.

La définition de la foi que l’on trouve dans l’Epître aux Hébreux (11.1) va dans le même sens :

« La foi est la garantie des biens que l'on espère, la démonstration des réalités invisibles. »

Ce que l’on espère est déjà une réalité ... même si l’on ne voit rien !

L’apôtre Paul écrivait aussi :

« Car c'est en espérance que nous avons été sauvés. Voir ce que l'on espère, ce n'est plus espérer, car comment espérer ce que l'on a ?

Mais si nous espérons ce que nous n'avons pas, nous l'attendons avec persévérance. » (Epître aux Romains 8.24-25)

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Ici encore, le fait de voir est écarté au profit d’une espérance invisible qui devient le moteur de la persévérance.

L’espérance s’inscrit donc dans une dynamique : elle nous incite à nous tendre vers l’avenir et l’invisible.

C’est dans le cadre de cette dynamique que je me suis senti poussé à écrire ces textes et à les diffuser sur Internet.

J’avais entrepris, à la fin de l’année 2010, de rédiger des mémoires.

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Lorsque j’ai été confronté à la maladie (Souvenir de 2011 : "Le cancer"), je me suis demandé si cette soudaine envie d’écrire n’était pas annonciatrice d’une fin prochaine.

J’ai poursuivi ces mémoires pendant le traitement puis la vie a repris son cours.

Je me demandais à quoi pourraient bien servir ces écrits ?

Je l’ai compris en cette année 2016 car ce que j’avais précédemment écrit a pu me servir de support pour diffuser 70 pages de souvenirs depuis l’enfance.

Des souvenirs porteurs d’espérance ... même s’il subsiste ici et là quelques zones d’ombre.

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Dans son épître aux Corinthiens, l’apôtre Paul exprimait la relativité de nos capacités de perception, de connaissance et d’expression en ces termes :

« Car à présent, nous voyons comme dans un miroir, d’une manière confuse, mais alors ce sera face à face. A présent, je connais en partie, mais alors je connaîtrai en vérité comme j’ai été connu. » (1 Corinthiens 13.12)

Son espérance se fondait sur le terme prochain de notre condition humaine qui limite nos facultés.

Au terme de cette vie limitée à tous points de vue, la foi en une vie éternelle dans le Royaume de Dieu ouvre au croyant les portes d’une connaissance infinie.

Celle-ci repose sur un socle trinitaire, c’est-à-dire constitué de trois éléments énumérés comme suit en 1 Corinthiens 13.13 :

« Maintenant donc il demeure la foi, l’espérance, l'amour, tous trois. Le plus grand des trois, c’est l'amour. »

L’Amour est plus grand que tout ... en doutiez-vous ?

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