Le nom du salut

2006 : LA VIERGE MARIE

L’histoire humaine met le plus souvent en avant des personnages masculins.

L’histoire biblique de même, car on trouve peu de personnages féminins auxquels on accorde un rôle primordial.

La plupart des prophètes et tous les apôtres étaient des hommes.

Dieu répond ainsi à une structure sociale où les femmes étaient peu susceptibles d’être écoutées.

Puis apparaît la Vierge Marie.

Elle s’exprimera peu, humble et discrète, vivant dans l’ombre de son fils dont la vie terrestre allait bousculer l’ordre du monde, l’ordre du temps jusqu’au calendrier : il y avait avant Jésus Christ, et depuis 2000 ans, nos années se décomptent depuis Jésus Christ.

Le nom du salut

La Vierge Marie est restée dans l’ombre de la foi chrétienne pendant les premiers siècles de l’histoire de l’Eglise.

Mais l’âme humaine a besoin de se réconforter au travers d’une dimension féminine.

En effet, les premiers chrétiens, lorsqu’ils prenaient connaissance des textes sacrés qui allaient constituer le Nouveau Testament recevaient pour enseignement que seul Jésus Christ peut intercéder pour notre salut.

« Il n'y a de salut en aucun autre ; car il n'y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. » (Actes des Apôtres 4.12)

Seul Jésus peut conduire au Père éternel.

« C'est pourquoi je vous ai dit que nul ne peut venir à moi, si cela ne lui a été donné par le Père. » (Evangile selon Jean 6.65)

Le nom du salut

Ces deux versets parmi d’autres expriment la centralité du personnage de Jésus.

Si je les ai choisis, c’est simplement parce que je suis "tombé" dessus en ouvrant la Bible au hasard, les 17 et 18 mai 2006, alors que je m’interrogeais sur la place de la Vierge Marie dans la foi chrétienne et sur ce qui a pu conduire à lui assigner la dimension actuelle qui lui est donnée notamment dans le catholicisme.

Car au travers de ces versets et des autres textes de la Bible, le Seigneur a bien voulu indiquer que Seul Jésus peut intercéder auprès du Père car Lui seul est ressuscité.

Ni la Vierge, ni aucun saint du calendrier, n’ont reçu une telle mission.

Alors comment en est-on arrivé à une telle dérive de la théologie ?

Le nom du salut

C’est au concile d’Ephèse, en 431, que Marie devint officiellement Mère de Dieu (Theotokos en grec).

Ce n’est pas un hasard si cela se produit à Ephèse, ce haut lieu de l’idolâtrie païenne.

Relisons les Actes des Apôtres, et notamment l’histoire de cet orfèvre nommé Démétrius qui dressa la population contre Paul qui prêchait l’Evangile et dénonçait l’idolâtrie envers Diane Artémis.

La foule en délire se mit à scander pendant deux heures :

« Grande est la Diane des Ephésiens ! » (Actes des Apôtres 19.34)

Quatre siècles plus tard, la chrétienté triomphante s’impose sur l’Empire Romain ... mais il faut éliminer tout ce qui est païen ou jugé hérétique.

Or le paganisme est très implanté dans les mentalités populaires. On va donc construire des édifices chrétiens à la place de temples païens, remplacer les fêtes païennes par des fêtes chrétiennes.

Et pour effacer toutes traces du culte de Diane Artémis, le culte de la Vierge Marie va s’inscrire dans une nouvelle théologie qui lui donne ce titre de Mère de Dieu.

Le nom du salut

Qu’elle soit mère de Jésus, certes, mais ce qualificatif de Mère de Dieu est lourd d’ambiguïté car le Dieu éternel ne saurait avoir de mère puisqu’Il est incréé.

Pourtant le culte de Marie ne cessera de prendre de l’ampleur.

En 1854, le pape Pie IX proclame le dogme de l’Immaculée Conception.

Un siècle plus tard, en 1950, c’est au tour de Pie XII de proclamer le dogme de l’Assomption.

Tout ceci n’a aucun fondement biblique, et la Vierge s’en serait bien passé, elle qui remerciait simplement Dieu pour avoir « jeté les yeux sur la bassesse de sa servante » (Evangile selon Luc 1.46).

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